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C.L.M. COLBERT |
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(33) BORDEAUX (Gironde):
LE CROISEUR LANCE MISSILE COLBERT. L'univers des marins,
les hommes, la navigation, les techniques... Face au 60 quai des Chartrons,
33000 BORDEAUX. Tél.: 56 44 96 11 Fax: 56 44 74 85 Minitel: 3615 Bordeaux (musées).
- horaires: lundi/mardi mercredi/jeudi/vendredi/samedi/dimanche. 1 avr-30 sep
10h/18h 10h/18h 10h/19h. Fermé.
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UNE AVENTURE MERVEILLEUSE:
Les installations radioélectriques du C.L.M. COLBERT sont tout à
fait exceptionnelles en France. C'est mieux qu'une présentation technique théorique,
c'est une merveilleuse aventure humaine. Plusieurs concours de circonstances ont permis la
sauvegarde d'un élément essentiel puisque maintenant unique, de notre patrimoine
national.
Mettre intégralement à la disposition du public une ville flottante qui primitivement devait finir sa carrière découpée par les chalumeaux des ferrailleurs c'est exceptionnel.
C'est ce qui est arrivé au Croiseur Lance Missiles COLBERT, fleuron de notre Marine Nationale, sauvegardé dans le port de Bordeaux.
Mon témoignage se focalisera aux installations radioélectriques du bord. C'est une toute petite partie du COLBERT mais c'est beaucoup.
CONCOURS DE CIRCONSTANCES:
Notre concours de circonstance commence en région parisienne avec
un personnage central, essentiel, bien connu des OM qui trafiquaient sur la bande 144 mhz,
il y a quelques années. FD1JEO Gilbert ARAN était alors responsable du radio-club FF6KBU
de Palaiseau. Il y montrait l'exemple en pratiquant intensément le 144 mhz. La retraite
à privé d'un élément d'entraînement les OM du département de l'Essonne mais a
renforcé l'activité radio dans le bordelais, ça région d'origine.
Le C.L.M. COLBERT a trouvé avec Gilbert ARAN maintenant F5JEO, le chef d'orchestre d'une vaste opération, sans fausses notes, la remise en état de fonctionnement d'origine de l'équipement radioélectrique du C.L.M. COLBERT.
Le croiseur COLBERT a été désarmé à Toulon à l'issue de sa dernière sortie en mer le 21 mai 1996, 6 mois après son retour de l'opération "Salamandre" dans le Golfe persique.
Le CLM COLBERT c'est le dernier des croiseurs français. Le CLM COLBERT est un croiseur léger, rapide et son armement principal est constitué de lance missiles (CLM = Croiseur Lance Missile).
Le CLM COLBERT est toujours la propriété de l'État sous le contrôle de la Marine Nationale. C'est à cause de l'initiative de quelques personnes qu'une association "Les Amis du Croiseur Colbert à Bordeaux" avec à leur tête Robert PIERRON, était créé pour conserver le dernier bâtiment de cette classe de croiseur. Une centaine de musée de ce genre existent dans le monde en particulier aux États Unis, en Grande-Bretagne et en Russie. Pour le Colbert le but est de conserver en l'état où il était au moment de son désarmement à Toulon en mai 1991 et de recréer la vie à bord. Il est utile toutefois de rap-peler la situation juridique du croiseur Colbert à Bordeaux: Le croiseur désarmé en 1991 à Toulon, a été confié par l'État (Ministre de la Défense et Ministre du Budget) à l'Association des Amis du Croiseur Colbert à Bordeaux dans le cadre d'une concession de service public. Cette association (Loi de 1901) en a confié l'exploitation dans un premier temps à une société de droit privé, la S.M.V.P. qui assure l'entretien et l'animation avec comme seules ressources les droits d'entrée des visiteurs, la location des salles et la vente à la boutique. Elle a été depuis remplacée par la société gérante du Parc Astérix jusqu'en juillet 1998. Il faut préciser que le croiseur Colbert est toujours sous le contrôle de la Marine Nationale.
- LA MISE EN VALEUR:
Ce bâtiment est destiné à être visité. C'est à mon avis une
vitrine exceptionnelle des techniques et des moyens mis en oeuvre par la Marine Nationale
ces dernières années. Déjà trois circuits sont fléchés pour parcourir les parties
ouvertes au public, moyennant un coût modeste. Cela en vaut la peine. Il faut trois
heures pour parcourir les coursives et gravir les "échelles", ce n'est pas cela
qui manque. Il est prévu de reconstruire autant que possible à l'identique le centre des
télécommunications. C'est à cela que s'emploie, fort bien, Gilbert ARAN qui a bien du
mérite entre les câbles coupés, suintant un liquide "anti-feu" et ceux qui
sont en état et qui servent ou serviront ultérieurement.
Si le "CLM COLBERT" est d'une grande valeur historique, sa visite mérite une attention toute particulière pour les "techniques avancées" qui ont été retenues lors de sa construction ou de ses modernisations. L'ouverture de nouveaux circuits de visite fait apparaître ses installations techniques, en particuliers celui des machines "la propulsion" et les turbo générateurs électriques. Le Croiseur Lance-Missiles COLBERT se situe à un niveau très élevé de la technique de propulsion par turbines à vapeur: chaudières à haute pression (45 bars) et haute surchauffe (450°C), triple expansion (haute, moyenne et basse pression). Les dimensions des éléments de la transmission sont remarquables: grande roue du réducteur de 3,59 m de diamètre, lignes d'arbres de 49 cm de diamètre sur 83 m (machine avant, hélice tribord) et 44 m (machine arrière, hélice bâbord). La puissance installée (86 000 CV) et une vitesse (32 noeuds) sont encore de nos jours assez exceptionnels.
L'aspect général du C.L.M. COLBERT doit être conservé à un détail près. La S.M.V.P. et deux anciens officiers mariniers Pascal et Jean-Michel veillent de près à sa bonne tenue. Ils font un travail remarquable pour l'aménagement de l'ensemble du bâti-ment de façon que les visiteurs puissent avoir une bonne impression sur la vie à bord d'un bâtiment de la Marine Nationale.
- LE C.L.M. "COLBERT" en chiffres:
Longueur: 188 m
Jaugeage: 8800 tonnes
Tirant d'eau: 6,50 m
Hauteur max: 54 m au-dessus de la ligne de flottaison.
Propulsion: 2 hélices entraînées par deux turbines à vapeur.
L'équipage se composait de 600 hommes environ.
- Armement:
6 affûts doubles de 57 mm automatiques.
2 canons de 100 mm automatiques.
2 rampes MASURCA avec 2 barillets de 18 missiles.
4 rampes EXOCET.
2 batteries lance leurres SILEX.
- Les radars étaient répartis comme suit:
2 télés pointeurs pour bitubes 57 mm.
1 télé pointeur pour canon 100 mm.
1 radar DECCA pour la navigation portuaire.
1 radar de surveillance de surface.
1 radar de surveillance aérienne lointaine.
1 radar tridimensionnel de surveillance aérienne.
2 télé pointeurs pour MASURCA.
1 radar métrique.
- LE PC-TELEC.:
Dés l'arrivé du COLBERT à Bordeaux, il a été entrepris sous la
houlette de Gilbert ARAN F5JEO la remise en état d'origine des installations
radioélectriques du COLBERT. La charge technique de maintient et de remise en condition
identique originelle des moyens radios a été le but principal des radioamateurs de la
Gironde (REF33) et plus particulièrement à Gilbert ARAN F5JEO, c'est à dire entre de
très bonnes mains.
Cette entreprise associative de longue durée, nécessite les bons soins d'un responsable pour homogénéiser et diriger les différentes activités et réfections nécessaires. Gilbert réunit les compétences techniques, l'aptitude à l'action associative désintéressée et une bonne connaissance des divers procédés de transmission d'un navire de guerre. Gilbert a eu bien du mérite pour reconstruire et effectuer les recherches afin de reproduire la réalité à l'époque ou le navire était en service et qui était démontés et même coupés. Il fallait voir les câbles d'antennes coupés, suintant un liquide "anti-feu" et ceux qui sont en état et qui servent ou serviront ultérieurement. Le maintient en état des installations encore existantes mais ayant déjà subi quelques nuisances tels que câbles coupés d'ou des difficultés à retrouver les liaisons PC vers les antennes et la mise en oeuvres des futurs matériels éventuellement cédés par la Marine nécessite un travail persévérant.
LES TÉLÉCOMMUNICATIONS:
Un bâtiment amiral comprend l'équipement nécessaire à ses
activités propres plus les équipements indispensables au commandement d'une flotte.
L'installation radio comprend donc les liaisons et moyens nécessaires à un grand
bâtiment, plus des moyens de liaisons et d'écoutes supplémentaires.
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![]() Antenne radar à l'arrière du Colbert |
![]() L'électronique raccordé à l'antenne précédente dans les fonds du Colbert |
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Le PC-TRANSMISSION du CLM COLBERT est installé en dessous des passerelles de l'Amiral et à coté de la salle des radars. C'est une parfaite cage de faraday, il n'y a aucun hublot ni ouverture. Une face entière est tapissée du bonheur de l'écouteur avec pas moins de dix récepteurs VLF, LF et HF THOMSON-CSF, d'un récepteur panoramique TELEFUNKEN et de plusieurs décodeurs radio télétypes.
Pour un amateur de chasse à la station, il y a là de quoi occuper les jours et les nuits.
Les récepteurs décamétriques sont actuellement fonctionnels.
Ces matériels sont d'une conception modulaire, ce qui en facilite la maintenance. Ils ont une couverture de 1,5 à 30 mhz et ont conservé de remarquables performances de stabilité, sensibilité et de sélectivité. La technologie utilisée comporte des composants discrets ainsi que des circuits intégrés TTL. Ils sont composés de trois tiroirs:
1 synthétiseur au pas de 100 Hz.
1 récepteur à accord automatique.
1 présélecteur.
Toutefois, il faut signaler que ces équipements radio étaient pilotés par une horloge au césium à haute stabilité de l'ordre de 10 - qui délivrait une source de 4 mhz pour tous les systèmes de communication de façon qu'ils aient une compatibilité parfaite avec les autres systèmes de liaison radio.
Grâce à THOMSON-CSF de Cholet, des modules pilotes autonomes thermostatés ont été gracieusement fournis ce qui permet de remettre en service plusieurs de ces récepteurs. Ces récepteurs sont couplés à des convertisseurs télégraphiques THOMSON-CSF de type RMBT3A. Il faut rappeler que la plupart des émetteurs HF étaient répartis à l'avant, l'arrière, sur les hauts etc... du bâtiment, ils étaient télécommandés de-puis le PC TELEC. La plupart des installations techniques sont actuellement visibles par le public. De nombreuses manifestations sont organisées à bord.
Un petit réduit, situé entre la salle principale et le minuscule cabinet du "crypto centre" "INTERDIT D'ENTRER" recèle un récepteur VLF ainsi qu'un dé-codeur radio télétype.
Ces ensembles de réception sont reliés aux antennes diverses par un réseau de câbles coaxiaux. Le navire est équipé d'un câblage permettant la retransmission des réceptions vers d'autres lieux névralgiques ou de commandement du bâtiment.
D'autres installations, comme les émetteurs décamétriques ou les émetteurs-récepteurs des radars ont trouvé leurs places dans d'autres parties du navire.
Certains de ces appareils ont été remis en service sur d'autres bâtiments de la Marine.
Parmi les équipements du PC TELEC, il faut citer la série des récepteurs HF THOMSON-CSF type RRBM 4 et 5. Ces récepteurs sont d'une technologie de 1972 et ils ont été fabriqués par l'usine THOMSON-CSF de Cholet.
Le PC TELEC a déjà accueilli par deux fois l'U.E.F. venue y assurer une présentation de nos activités qui a obtenu un réel succès. Des démonstrations de réception avec décodage CW, RTTY, packet et FAX. Le public a été très intéressé et a pu profiter des informations sur le radioamateurisme.
Le PC TELEC est pratiquement remis sous tension et les systèmes de commutation lignes fonctionnent ce qui a permis de réinstaller les terminaux qui étaient des téléimprimeurs SAGEM type SPE5 ou TX20 comme cela était à l'origine pour les liaisons TRAM.
Un musée des radiocommunications maritimes est présenté dans le local "émission des Hauts". Déjà, des équipements dont certains équipaient le "CLM COLBERT" à l'origine comme le système de radionavigation DECCA, NAVSTAR et les VHF CSF sont présentés.
En ce qui concerne les radars une collection de tubes spéciaux: Klystrons, Magnétrons sont en cours de constitution avec leur historique.
- AUTRES INSTALLATIONS RADIOÉLECTRIQUES:
Un bâtiment comme le COLBERT, conçu, pensé, construit pour faire la guerre était
équipé d'une redondance d'appareillage électronique de toutes spécialités. La guerre
électronique moderne nécessite de voir sans être vu, d'entendre sans être entendu et
de mettre hors d'état de nuire sans être soit même avarié. L'ennui c'est que le
système similaire ennemi souhaite faire exactement la même chose mais à son avantage.
Pour tenter de réussir dans cette technique de tour de vache, un bâtiment militaire de
l'importance du COLBERT réuni une succession d'équipement permettant de connaître le
plus précisément possible la zone ou il navigue, la position des amis et ennemis. Ce
qu'ils font tout en camouflant ses propres activités.
Les contrôles de tous ces systèmes sont réunis dans une salle appelée: Central Opérations (CO).
Le CO est installé juste derrière la passerelle. Il a été récemment équipé. Au moment de la démilitarisation du navire, la Marine Nationale a retiré et récupéré certains maté-riels dont le caractère secret est incompatible avec une présentation au public. C'est certainement là, un des lieux ou est mis en oeuvre les techniques les plus pointues et les plus secrètes d'un bâtiment de guerre.
En voici quelques unes:
- Les radars:
DRBV50 de veille surface et air à basse altitude EN BANDE G et H.
DRBV23C de veille air. Trois émetteurs distincts, fréquences aléatoire, bande D.
DRBV20C de veille-air, métrique en bande A.
DRBI10E d'altimétrie, tridimensionnel en bande E/F.
DRBV22A veille et missions aériennes en bande D.
DECCA 1226 de navigation.
Les radars pour la mise en oeuvre du Masurca:
DRBC51B et de l'artillerie: DRBC32C et DRBC31C.
- Les détecteurs de radars:
ARBR12 RACAL pour l'interception HF (excusez les noms barbares, tout le monde ne peut
pas s'appeler Daniel, hi).
ARBR11B Telegon pour la goniométrie HF.
Astro pour l'interception VHF et UHF (le bonheur de
l'écouteur).
ARBR15 intercepteur et radiogoniométrie de télécommunication
de radar UHF et VHF.
ARBR10F intercepteur panoramique avec analyse des émissions
radar bandes E à J.
ARBB30, 31, 32 pour intercepter les radars en bande I et le brouillage.
A l'arrière se trouve le radar métrique qui
fonctionne dans la gamme VHF 150 à 170 mhz. Cet ensemble d'origine SADIR-CARPENTIER est
le dernier radar de ce type qui équipait les bâtiments de la Marine nationale.
La remise en état des diverses installations est
toujours en cours. L'ouvrage ne manque pas mais tout ne peut pas être entrepris en même
temps.
* LES RADIOAMATEURS A BORD:
Le Croiseur COLBERT avait jusqu'à son désarmement en 1991 et au cours de sa vie active
l'indicatif "FAUC".
Depuis l'inauguration du COLBERT à Bordeaux en 1993, le PC TELEC a été activé dans le cadre du "Réseau des Émetteurs Français" par des radioamateurs sous leur propre indicatif ou pour certaines manifestations, l'indicatif 'TM6COL" a été accordé à titre exceptionnel.
Depuis mars 1996, un nouvel indicatif "F6KOL" a été attribué à titre permanent. Une trentaine de radioamateurs sont venus opérer le PC TELEC.
Quelques 2000 liaisons radio ont été effectuées avec plus d'une centaine de pays. Les moyens de transmission sont les équipements personnels radioamateurs, seuls les aériens du bord sont utilisés dans leur configuration d'origine.
Les modes de transmission pratiqués ont été:
- la télégraphie (morse).
- la téléphonie.
- le radiotélex (RTTY).
- la transmission numérique (packet).
Les fréquences utilisées ont été:
Bande 40 m: CW 7,020 Mhz phonie 7,080 Mhz
Bande 20 m: CW 14,020 Mhz phonie 14,120 Mhz
Bande 2 m: relais R5 145,725 Mhz Bordeaux et 145,700 Mhz Pierre St Martin.
* CONCLUSION :
Le PC TELEC du COLBERT n'est plus activé par des
radioamateurs. Le PC Telec est maintenant visible que de l'extérieur. Le silence est
retombé.
Le bénévolat y a été découragé.
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La fin Le maire Hugues Martin veut profiter de l'expiration du contrat avec l'Etat pour faire disparaître le navire de guerre des quais bordelais. Vers la fin d'une longue histoire (1) Le président de l'association des Amis du « Colbert » comme le gérant de la société du navire-musée étaient hier injoignables. |
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COMMUNIQUE
L’Association des amis du Croiseur « Colbert » a pris
connaissance avec stupéfaction et indignation des propos tenus par le
Maire de Bordeaux le samedi 24 juin dernier, exprimant une position
confirmée ensuite par sa démarche officielle auprès du ministère de
la Défense.
Elle déplore que la volonté de destruction pure et simple du croiseur
ait été ainsi catégoriquement exprimée en l’absence de toute
concertation préalable et sans véritable analyse du dossier, alors même
qu’elle occupe juridiquement une position centrale dans cette affaire,
conformément à un traité de concession de service public, valide
jusqu’au 18 décembre 2007.
Elle s’étonne tout particulièrement de voir le maire de Bordeaux
s’exprimer de façon aussi extrême alors que lui-même et son
administration n’ont jamais rien fait de sérieux pour s’intéresser
au « Colbert », notamment lors des graves troubles occasionnés
à son exploitation par les interminables travaux des quais. Le recours
aux services d’un huissier a d’ailleurs été nécessaire pour
qu’un passage soit aménagé afin que le personnel de gestion du
« Colbert » et les visiteurs puissent monter à bord.
Dans cette situation conflictuelle qu’elle n’a pas créée, l’Association
entend affirmer trois axes de travail : -
Elle souhaite
poursuivre et renforcer son action
de sauvegarde du plus grand élément
de patrimoine maritime flottant existant en Europe continentale,
amarré aujourd’hui au cœur d’une agglomération riche d’une
histoire technologique et militaro-industrielle, de la poudrerie
construite en 1664 par Jehan Dupérier jusqu’au Laser Mégajoule, en
passant par les nombreux navires de guerre construits à Bordeaux et
Lormont ; - Elle
s’élève vivement
contre la diffusion d’informations fragmentaires et le plus souvent
imprécises nourrissant dans les médias des faux débats qui
occultent les véritables données et enjeux de la mise en valeur du
« Colbert » sur les quais rive gauche de Bordeaux, ou
ailleurs ; -
Elle en appelle
à des personnalités de tous horizons pour inscrire la réflexion sur
l’avenir du « Colbert »
dans un véritable
travail de mémoire permettant d’évoquer l’identité d’un grand
port atlantique de deux mille ans d’âge, ouvert sur le monde,
tant pour ce qui réunit les hommes qu’à travers les aspects les plus
tragiques de leur histoire.
L’Association constate avec satisfaction qu’il existe à Bordeaux,
en Gironde, en Aquitaine et ailleurs en France, de nombreux responsables
publics – en particulier politiques – qui ne réduisent pas la réflexion
sur le « Colbert » à des considérations simplistes et à
des propositions témoignant d’une étonnante légèreté, par exemple
quant aux conditions techniques et financières d’une éventuelle déconstruction
du croiseur en Gironde. Il faut ainsi souligner que le départ du
« Colbert » coûterait bien
plus cher que la remise à niveau
immédiate de son entretien en vue d’une exploitation ultérieure
dans des conditions économiques intégrant
sa maintenance régulière.
Ayant elle-même tiré avec résolution et réalisme les leçons
positives aussi bien que négatives d’une expérience de 13 années
d’exploitation – 750 000
visiteurs payants et une
absence totale de subvention de fonctionnement par la puissance publique
– par les sociétés sous- concessionnaires successives, elle se tient
à la disposition de tous ceux qui souhaitent que se développent, en
particulier vers le nord de Bordeaux et de la Communauté Urbaine, les
signes d’une « porte océane » digne du passé et de
l’avenir de notre ville.
Il n’est pas trop tard pour sauver de nouveau le « Colbert »
et réveiller la mémoire vivante et attractive d’une cité qui mérite
autre chose que des quais maritimes déchus et impersonnels, à la
reconversion économique difficile en dépit de la mobilisation de
budgets publics dont la sauvegarde d’un élément patrimonial unique
ne représenterait qu’une très faible fraction. Communiqué adopté à l’unanimité du Conseil d’Administration extraordinaire de l’Association, réuni à bord du « Colbert » le 8 juillet 2006. CROISEUR « COLBERT ». -- Michèle Alliot-Marie, ministre de la Défense, sonne le glas du seul bateau-musée de Bordeaux
Il partira en juin 2007: Denis Lherm * Fermeture ordonnée par le Maire de Bordeaux le 2 octobre 2006. * A lire : l'histoire du musée C.L.M. Colbert * A lire : Un dernier mot
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BORDEAUX (AFP) -
31/05/2007 AVURNAV (3 juin 2007): S ET 1615 LOC POUR LE LENDEMAIN, DIFFUSION SUR
VHF MARINE CANAUX 6 ET 10.
-
Un long périple
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* LeColbert à Brest (4
juin 2007) :
* Site web : Le C.L.M.
Colbert Les Amis du
C.L.M. Colbert
Fermé |
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Musées flottants |
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Grande-Bretagne |
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| H.M.S. Belfast | |
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U.S.A. |
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Musée du porte-avions USS Intrepid CV-11. (1943 - 1974) |
![]() |
Musée du porte-avions USS Hornet CV-12. (1943 - 1970) |
| Musée du porte-avions USS Lexington CV-16. (1943 - 1991) | |
![]() |
Musée du porte-avions USS Midway CV-41. (1945 - 1991) |
![]() |
Musée du cuirassé USS New Jersey BB-63. (1943 - 1991) |
| Musée du cuirassé USS Missouri BB-62. (1944 - 1992) | |
![]() |
Musée du porte-avions USS America CV-66. (1965 - 1996) |
![]() |
Musée du destroyer USS Joseph P. Kennedy DD-850. (1945 - 1973) |
![]() |
Musée du destroyer USS Conolly DD-850. (1978 - 1998) |
Dernière modification le: mercredi 26 décembre 2007