C.L.M. COLBERT
Ancien musée radio-maritime


   * (33) BORDEAUX (Gironde): LE CROISEUR LANCE MISSILE COLBERT. L'univers des marins, les hommes, la navigation, les techniques... Face au 60 quai des Chartrons, 33000 BORDEAUX. Tél.: 56 44 96 11 Fax: 56 44 74 85 Minitel: 3615 Bordeaux (musées). - horaires: lundi/mardi mercredi/jeudi/vendredi/samedi/dimanche. 1 avr-30 sep 10h/18h 10h/18h 10h/19h.  Fermé.


UNE AVENTURE MERVEILLEUSE:
Les installations radioélectriques du C.L.M. COLBERT sont tout à fait exceptionnelles en France. C'est mieux qu'une présentation technique théorique, c'est une merveilleuse aventure humaine. Plusieurs concours de circonstances ont permis la sauvegarde d'un élément essentiel puisque maintenant unique, de notre patrimoine national.

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Mettre intégralement à la disposition du public une ville flottante qui primitivement devait finir sa carrière découpée par les chalumeaux des ferrailleurs c'est exceptionnel.

C'est ce qui est arrivé au Croiseur Lance Missiles COLBERT, fleuron de notre Marine Nationale, sauvegardé dans le port de Bordeaux.

Mon témoignage se focalisera aux installations radioélectriques du bord. C'est une toute petite partie du COLBERT mais c'est beaucoup.

 CONCOURS DE CIRCONSTANCES:
Notre concours de circonstance commence en région parisienne avec un personnage central, essentiel, bien connu des OM qui trafiquaient sur la bande 144 mhz, il y a quelques années. FD1JEO Gilbert ARAN était alors responsable du radio-club FF6KBU de Palaiseau. Il y montrait l'exemple en pratiquant intensément le 144 mhz. La retraite à privé d'un élément d'entraînement les OM du département de l'Essonne mais a renforcé l'activité radio dans le bordelais, ça région d'origine.

Le C.L.M. COLBERT a trouvé avec Gilbert ARAN maintenant F5JEO, le chef d'orchestre d'une vaste opération, sans fausses notes, la remise en état de fonctionnement d'origine de l'équipement radioélectrique du C.L.M. COLBERT.

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Le croiseur COLBERT a été désarmé à Toulon à l'issue de sa dernière sortie en mer le 21 mai 1996, 6 mois après son retour de l'opération "Salamandre" dans le Golfe persique.

Le CLM COLBERT c'est le dernier des croiseurs français. Le CLM COLBERT est un croiseur léger, rapide et son armement principal est constitué de lance missiles (CLM = Croiseur Lance Missile).

Le CLM COLBERT est toujours la propriété de l'État sous le contrôle de la Marine Nationale. C'est à cause de l'initiative de quelques personnes qu'une association "Les Amis du Croiseur Colbert à Bordeaux" avec à leur tête Robert PIERRON, était créé pour conserver le dernier bâtiment de cette classe de croiseur. Une centaine de musée de ce genre existent dans le monde en particulier aux États Unis, en Grande-Bretagne et en Russie. Pour le Colbert le but est de conserver en l'état où il était au moment de son désarmement à Toulon en mai 1991 et de recréer la vie à bord. Il est utile toutefois de rap-peler la situation juridique du croiseur Colbert à Bordeaux: Le croiseur désarmé en 1991 à Toulon, a été confié par l'État (Ministre de la Défense et Ministre du Budget) à l'Association des Amis du Croiseur Colbert à Bordeaux dans le cadre d'une concession de service public. Cette association (Loi de 1901) en a confié l'exploitation dans un premier temps à une société de droit privé, la S.M.V.P. qui assure l'entretien et l'animation avec comme seules ressources les droits d'entrée des visiteurs, la location des salles et la vente à la boutique. Elle a été depuis remplacée par la société gérante du Parc Astérix jusqu'en juillet 1998. Il faut préciser que le croiseur Colbert est toujours sous le contrôle de la Marine Nationale.

- LA MISE EN VALEUR:
Ce bâtiment est destiné à être visité. C'est à mon avis une vitrine exceptionnelle des techniques et des moyens mis en oeuvre par la Marine Nationale ces dernières années. Déjà trois circuits sont fléchés pour parcourir les parties ouvertes au public, moyennant un coût modeste. Cela en vaut la peine. Il faut trois heures pour parcourir les coursives et gravir les "échelles", ce n'est pas cela qui manque. Il est prévu de reconstruire autant que possible à l'identique le centre des télécommunications. C'est à cela que s'emploie, fort bien, Gilbert ARAN qui a bien du mérite entre les câbles coupés, suintant un liquide "anti-feu" et ceux qui sont en état et qui servent ou serviront ultérieurement.

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Gilbert Aran
F6JEO
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C.O. en ruine
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C.O. en ruine
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Récepteur
Le bonheur du
radio-écouteur

Si le "CLM COLBERT" est d'une grande valeur historique, sa visite mérite une attention toute particulière pour les "techniques avancées" qui ont été retenues lors de sa construction ou de ses modernisations. L'ouverture de nouveaux circuits de visite fait apparaître ses installations techniques, en particuliers celui des machines "la propulsion" et les turbo générateurs électriques. Le Croiseur Lance-Missiles COLBERT se situe à un niveau très élevé de la technique de propulsion par turbines à vapeur: chaudières à haute pression (45 bars) et haute surchauffe (450°C), triple expansion (haute, moyenne et basse pression). Les dimensions des éléments de la transmission sont remarquables: grande roue du réducteur de 3,59 m de diamètre, lignes d'arbres de 49 cm de diamètre sur 83 m (machine avant, hélice tribord) et 44 m (machine arrière, hélice bâbord). La puissance installée (86 000 CV) et une vitesse (32 noeuds) sont encore de nos jours assez exceptionnels.

L'aspect général du C.L.M. COLBERT doit être conservé à un détail près. La S.M.V.P. et deux anciens officiers mariniers Pascal et Jean-Michel veillent de près à sa bonne tenue. Ils font un travail remarquable pour l'aménagement de l'ensemble du bâti-ment de façon que les visiteurs puissent avoir une bonne impression sur la vie à bord d'un bâtiment de la Marine Nationale.

- LE C.L.M. "COLBERT" en chiffres:
Longueur: 188 m
Jaugeage: 8800 tonnes
Tirant d'eau: 6,50 m
Hauteur max: 54 m au-dessus de la ligne de flottaison.
Propulsion: 2 hélices entraînées par deux turbines à vapeur.
L'équipage se composait de 600 hommes environ.

- Armement:
6 affûts doubles de 57 mm automatiques.
2 canons de 100 mm automatiques.
2 rampes MASURCA avec 2 barillets de 18 missiles.
4 rampes EXOCET.
2 batteries lance leurres SILEX.
- Les radars étaient répartis comme suit:
2 télés pointeurs pour bitubes 57 mm.
1 télé pointeur pour canon 100 mm.
1 radar DECCA pour la navigation portuaire.
1 radar de surveillance de surface.
1 radar de surveillance aérienne lointaine.
1 radar tridimensionnel de surveillance aérienne.
2 télé pointeurs pour MASURCA.
1 radar métrique.

- LE PC-TELEC.:
Dés l'arrivé du COLBERT à Bordeaux, il a été entrepris sous la houlette de Gilbert ARAN F5JEO la remise en état d'origine des installations radioélectriques du COLBERT. La charge technique de maintient et de remise en condition identique originelle des moyens radios a été le but principal des radioamateurs de la Gironde (REF33) et plus particulièrement à Gilbert ARAN F5JEO, c'est à dire entre de très bonnes mains.

Cette entreprise associative de longue durée, nécessite les bons soins d'un responsable pour homogénéiser et diriger les différentes activités et réfections nécessaires. Gilbert réunit les compétences techniques, l'aptitude à l'action associative désintéressée et une bonne connaissance des divers procédés de transmission d'un navire de guerre. Gilbert a eu bien du mérite pour reconstruire et effectuer les recherches afin de reproduire la réalité à l'époque ou le navire était en service et qui était démontés et même coupés. Il fallait voir les câbles d'antennes coupés, suintant un liquide "anti-feu" et ceux qui sont en état et qui servent ou serviront ultérieurement. Le maintient en état des installations encore existantes mais ayant déjà subi quelques nuisances tels que câbles coupés d'ou des difficultés à retrouver les liaisons PC vers les antennes et la mise en oeuvres des futurs matériels éventuellement cédés par la Marine nécessite un travail persévérant.

LES TÉLÉCOMMUNICATIONS:
Un bâtiment amiral comprend l'équipement nécessaire à ses activités propres plus les équipements indispensables au commandement d'une flotte. L'installation radio comprend donc les liaisons et moyens nécessaires à un grand bâtiment, plus des moyens de liaisons et d'écoutes supplémentaires.

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Antenne radar
à l'arrière du
Colbert
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L'électronique raccordé
à l'antenne précédente
dans les fonds du
Colbert
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 Le PC-TRANSMISSION du CLM COLBERT est installé en dessous des passerelles de l'Amiral et à coté de la salle des radars. C'est une parfaite cage de faraday, il n'y a aucun hublot ni ouverture. Une face entière est tapissée du bonheur de l'écouteur avec pas moins de dix récepteurs VLF, LF et HF THOMSON-CSF, d'un récepteur panoramique TELEFUNKEN et de plusieurs décodeurs radio télétypes.

Pour un amateur de chasse à la station, il y a là de quoi occuper les jours et les nuits.

Les récepteurs décamétriques sont actuellement fonctionnels.

Ces matériels sont d'une conception modulaire, ce qui en facilite la maintenance. Ils ont une couverture de 1,5 à 30 mhz et ont conservé de remarquables performances de stabilité, sensibilité et de sélectivité. La technologie utilisée comporte des composants discrets ainsi que des circuits intégrés TTL. Ils sont composés de trois tiroirs:

1 synthétiseur au pas de 100 Hz.

1 récepteur à accord automatique.

1 présélecteur.

Toutefois, il faut signaler que ces équipements radio étaient pilotés par une horloge au césium à haute stabilité de l'ordre de 10 - qui délivrait une source de 4 mhz pour tous les systèmes de communication de façon qu'ils aient une compatibilité parfaite avec les autres systèmes de liaison radio.

Grâce à THOMSON-CSF de Cholet, des modules pilotes autonomes thermostatés ont été gracieusement fournis ce qui permet de remettre en service plusieurs de ces récepteurs. Ces récepteurs sont couplés à des convertisseurs télégraphiques THOMSON-CSF de type RMBT3A. Il faut rappeler que la plupart des émetteurs HF étaient répartis à l'avant, l'arrière, sur les hauts etc... du bâtiment, ils étaient télécommandés de-puis le PC TELEC. La plupart des installations techniques sont actuellement visibles par le public. De nombreuses manifestations sont organisées à bord.

Un petit réduit, situé entre la salle principale et le minuscule cabinet du "crypto centre" "INTERDIT D'ENTRER" recèle un récepteur VLF ainsi qu'un dé-codeur radio télétype.

Ces ensembles de réception sont reliés aux antennes diverses par un réseau de câbles coaxiaux. Le navire est équipé d'un câblage permettant la retransmission des réceptions vers d'autres lieux névralgiques ou de commandement du bâtiment.

D'autres installations, comme les émetteurs décamétriques ou les émetteurs-récepteurs des radars ont trouvé leurs places dans d'autres parties du navire.

Certains de ces appareils ont été remis en service sur d'autres bâtiments de la Marine.

Parmi les équipements du PC TELEC, il faut citer la série des récepteurs HF THOMSON-CSF type RRBM 4 et 5. Ces récepteurs sont d'une technologie de 1972 et ils ont été fabriqués par l'usine THOMSON-CSF de Cholet.

Le PC TELEC a déjà accueilli par deux fois l'U.E.F. venue y assurer une présentation de nos activités qui a obtenu un réel succès. Des démonstrations de réception avec décodage CW, RTTY, packet et FAX. Le public a été très intéressé et a pu profiter des informations sur le radioamateurisme.

Le PC TELEC est pratiquement remis sous tension et les systèmes de commutation lignes fonctionnent ce qui a permis de réinstaller les terminaux qui étaient des téléimprimeurs SAGEM type SPE5 ou TX20 comme cela était à l'origine pour les liaisons TRAM.

Un musée des radiocommunications maritimes est présenté dans le local "émission des Hauts". Déjà, des équipements dont certains équipaient le "CLM COLBERT" à l'origine comme le système de radionavigation DECCA, NAVSTAR et les VHF CSF sont présentés.

En ce qui concerne les radars une collection de tubes spéciaux: Klystrons, Magnétrons sont en cours de constitution avec leur historique.

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- AUTRES INSTALLATIONS RADIOÉLECTRIQUES:
Un bâtiment comme le COLBERT, conçu, pensé, construit pour faire la guerre était équipé d'une redondance d'appareillage électronique de toutes spécialités. La guerre électronique moderne nécessite de voir sans être vu, d'entendre sans être entendu et de mettre hors d'état de nuire sans être soit même avarié. L'ennui c'est que le système similaire ennemi souhaite faire exactement la même chose mais à son avantage. Pour tenter de réussir dans cette technique de tour de vache, un bâtiment militaire de l'importance du COLBERT réuni une succession d'équipement permettant de connaître le plus précisément possible la zone ou il navigue, la position des amis et ennemis. Ce qu'ils font tout en camouflant ses propres activités.

Les contrôles de tous ces systèmes sont réunis dans une salle appelée: Central Opérations (CO).

Le CO est installé juste derrière la passerelle. Il a été récemment équipé. Au moment de la démilitarisation du navire, la Marine Nationale a retiré et récupéré certains maté-riels dont le caractère secret est incompatible avec une présentation au public. C'est certainement là, un des lieux ou est mis en oeuvre les techniques les plus pointues et les plus secrètes d'un bâtiment de guerre.

 En voici quelques unes:
- Le SENIT (Système d'Exploitation Navale des Informations Tactiques): ce système est une application de l'informatique à la guerre sur mer. Gestion automatisée de la situation autour du COLBERT. Des calculateurs reçoivent des informations de nombreuses sources (radars, vigie, navires amis, patrouille maritime etc..., par des liaisons filaires et par radio. Ces informations sont dirigées, analysées par des systèmes et des spécialistes qui donnent une situation tactique constamment mise à jour, sur des tables traçantes et des consoles de visualisation. Ces résultats sont redirigés vers les commandes des systèmes d'armes qui peuvent être déclenchées automatiquement: - canon 100 mm - Marca - EXOCET - Scylax.
- Le SYRACUSE est un système qui permet des liaisons directes par satellites par l'intermédiaire de paraboles asservies directement au sommet du navire.

- Les radars:
DRBV50
de veille surface et air à basse altitude EN BANDE G et H.
DRBV23C
de veille air. Trois émetteurs distincts, fréquences aléatoire, bande D.
DRBV20C
de veille-air, métrique en bande A.
DRBI10E
d'altimétrie, tridimensionnel en bande E/F.
DRBV22A
veille et missions aériennes en bande D.
DECCA 1226
de navigation.

Les radars pour la mise en oeuvre du Masurca:
DRBC51B
et de l'artillerie: DRBC32C et DRBC31C.

- Les détecteurs de radars:
ARBR12 RACAL
pour l'interception HF (excusez les noms barbares, tout le monde ne peut pas s'appeler Daniel, hi).
ARBR11B Telegon
pour la goniométrie HF.
Astro
pour l'interception VHF et UHF (le bonheur de l'écouteur).
ARBR15
intercepteur et radiogoniométrie de télécommunication de radar UHF et VHF.
ARBR10F
intercepteur panoramique avec analyse des émissions radar bandes E à J.
ARBB30, 31, 32
pour intercepter les radars en bande I et le brouillage.
   A l'arrière se trouve le radar métrique qui fonctionne dans la gamme VHF 150 à 170 mhz. Cet ensemble d'origine SADIR-CARPENTIER est le dernier radar de ce type qui équipait les bâtiments de la Marine nationale.
   La remise en état des diverses installations est toujours en cours. L'ouvrage ne manque pas mais tout ne peut pas être entrepris en même temps.

* LES RADIOAMATEURS A BORD:
Le Croiseur COLBERT avait jusqu'à son désarmement en 1991 et au cours de sa vie active l'indicatif "FAUC".

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F5JEO
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F5JEO
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Depuis l'inauguration du COLBERT à Bordeaux en 1993, le PC TELEC a été activé dans le cadre du "Réseau des Émetteurs Français" par des radioamateurs sous leur propre indicatif ou pour certaines manifestations, l'indicatif 'TM6COL" a été accordé à titre exceptionnel.

Depuis mars 1996, un nouvel indicatif "F6KOL" a été attribué à titre permanent. Une trentaine de radioamateurs sont  venus opérer le PC TELEC.

Quelques 2000 liaisons radio ont été effectuées avec plus d'une centaine de pays. Les moyens de transmission sont les équipements personnels radioamateurs, seuls les aériens du bord sont utilisés dans leur configuration d'origine.

Les modes de transmission pratiqués ont été:
- la télégraphie (morse).
- la téléphonie.
- le radiotélex (RTTY).
- la transmission numérique (packet).

Les fréquences utilisées ont été:
Bande 40 m: CW 7,020 Mhz phonie 7,080 Mhz
Bande 20 m: CW 14,020 Mhz phonie 14,120 Mhz
Bande 2 m: relais R5 145,725 Mhz Bordeaux et 145,700 Mhz Pierre St Martin.

* CONCLUSION :
   Le PC TELEC du COLBERT n'est plus activé par des radioamateurs. Le PC Telec est maintenant visible que de l'extérieur. Le silence est retombé. 
   Le bénévolat y a été découragé.   


La fin
Bordeaux n'en veut plus 
(Jean-Marie Vasquez )
Sud-Ouest dimanche 25 juin 2006

   Le maire Hugues Martin veut profiter de l'expiration du contrat avec l'Etat pour faire disparaître le navire de guerre des quais bordelais. Vers la fin d'une longue histoire

   « Le moment est venu de se débarrasser du "Colbert". Il n'a plus d'avenir à Bordeaux, et je veux éviter qu'il ne pourrisse sur place. Je vais donc demander à l'Etat, qui en est le propriétaire, de le récupérer. » Joint par téléphone hier, le maire (UMP) de Bordeaux, Hugues Martin, a répété ce qu'il avait confié le matin même lors d'une émission de France 3 Aquitaine. 
   L'ancien navire de guerre est dans un piteux état, et la société qui gère le croiseur-musée est à bout de souffle, ne parvenant plus à faire face à ses besoins de gestion courante, selon le maire, sans parler des énormes frais d'entretien qu'il nécessite (1). La fréquentation annuelle du bateau a inexorablement chuté ces dernières années, passant de 100 000 visiteurs au début à 35 000 en 2005. Le maire de Bordeaux veut donc profiter de la fin du contrat de mise à disposition par l'Etat, qui expire en juin 2007, pour régler définitivement le sort du navire

   Une masse imposante. Les Bordelais avaient fini par s'habituer à sa masse grise se détachant sur le quai des Chartrons, où il est amarré depuis le mois de mai 1993. Long de 181 mètres, haut de 60 mètres, le croiseur, mis à flot en 1956, était essentiellement destiné à la lutte antiaérienne. Basé successivement à Toulon puis à Brest et de nouveau à Toulon, il avait pour principale mission la protection des porte-avions. Désarmé en 1991, il resta un temps à Brest avant son arrivée à Bordeaux, souhaitée par le maire de l'époque, Jacques Chaban-Delmas. 
   Un souhait très critiqué, Bordeaux n'ayant pas de passé maritime militaire. L'association Coulons le Colbert, qui alla jusqu'à présenter une liste aux municipales de 1995 « pour démontrer l'arrogance d'un petit groupe qui avait décidé tout seul dans son coin », ne cache pas sa satisfaction. « Ce croiseur, ici, est un contresens historique et esthétique. Doublement, maintenant qu'il rouille lamentablement. Ce sont les résidants du quai des Chartrons qui vont être ravis de ne plus avoir cette verrue sous leurs fenêtres. Pour le reste, je ne sais pas si son départ sera un événement pour les Bordelais, mais à l'association, en tout cas, on fera la fête », assure Jean-Bernard Duboscq, un des pionniers de la croisade anti-« Colbert ». 

   Démantelé au Verdon ? Et l'opposant de s'interroger : l'enlever... mais pour le mettre où et en faire quoi ? « On n'a pas besoin de l'envoyer en Inde », ironise Hugues Martin. « Pourquoi ne pas le démanteler chez nous, dans le nord de l'estuaire, sur les vastes terrains que possède le port de Bordeaux ? J'en ai déjà parlé avec les responsables portuaires et je n'ai pas rencontré d'opposition », confiait hier le maire. Rappelant qu'il y a en Gironde d'importants ferrailleurs et une société maîtrisant la torche à plasma, technologie qui permet de rendre inertes par vitrification les déchets dangereux, le maire estime qu'il y a, sur place, les compétences nécessaires pour assurer le démantèlement et le désamiantage du « Colbert ». Ce qui, de surcroît, engendrerait quelques centaines d'emplois.

   Polémique. Ce dernier point fera sûrement moins l'unanimité que le départ du croiseur. Il est en effet avéré que le « Colbert », comme le « Clemenceau » et tous les navires de cette époque, contient une grande quantité d'amiante. L'année dernière, les élus verts au Conseil municipal avaient alerté le maire sur les risques qu'entraîneraient la dégradation et les défauts d'entretien du navire. La dernière expertise en date, remontant à 2002, avait assuré qu'il était inutile de procéder à un déflocage du fait des multitudes de couches de peinture qui recouvrent les fibres d'amiante. Mais le député-maire vert de Bègles, Noël Mamère, avait un peu plus enfoncé le clou en février dernier, demandant le désamiantage et le démantèlement « sur une plate-forme adaptée à ce type de travail ». Selon lui, le navire doit retourner là où il a été construit, à Brest.

(1) Le président de l'association des Amis du « Colbert » comme le gérant de la société du navire-musée étaient hier injoignables. 

 COMMUNIQUE

   L’Association des amis du Croiseur « Colbert » a pris connaissance avec stupéfaction et indignation des propos tenus par le Maire de Bordeaux le samedi 24 juin dernier, exprimant une position confirmée ensuite par sa démarche officielle auprès du ministère de la Défense.

   Elle déplore que la volonté de destruction pure et simple du croiseur ait été ainsi catégoriquement exprimée en l’absence de toute concertation préalable et sans véritable analyse du dossier, alors même qu’elle occupe juridiquement une position centrale dans cette affaire, conformément à un traité de concession de service public, valide jusqu’au 18 décembre 2007.

   Elle s’étonne tout particulièrement de voir le maire de Bordeaux s’exprimer de façon aussi extrême alors que lui-même et son administration n’ont jamais rien fait de sérieux pour s’intéresser au « Colbert », notamment lors des graves troubles occasionnés à son exploitation par les interminables travaux des quais. Le recours aux services d’un huissier a d’ailleurs été nécessaire pour qu’un passage soit aménagé afin que le personnel de gestion du « Colbert » et les visiteurs puissent monter à bord.

   Dans cette situation conflictuelle qu’elle n’a pas créée, l’Association entend affirmer trois axes de travail :

-         Elle souhaite poursuivre et renforcer son action de sauvegarde du plus grand élément de patrimoine maritime flottant existant en Europe continentale, amarré aujourd’hui au cœur d’une agglomération riche d’une histoire technologique et militaro-industrielle, de la poudrerie construite en 1664 par Jehan Dupérier jusqu’au Laser Mégajoule, en passant par les nombreux navires de guerre construits à Bordeaux et Lormont ;

-        Elle  s’élève vivement contre la diffusion d’informations fragmentaires et le plus souvent imprécises nourrissant dans les médias des faux débats qui occultent les véritables données et enjeux de la mise en valeur du « Colbert » sur les quais rive gauche de Bordeaux, ou ailleurs ;

-         Elle en appelle à des personnalités de tous horizons pour inscrire la réflexion sur l’avenir du « Colbert »  dans un véritable travail de mémoire permettant d’évoquer l’identité d’un grand port atlantique de deux mille ans d’âge, ouvert sur le monde, tant pour ce qui réunit les hommes qu’à travers les aspects les plus tragiques de leur histoire.

   L’Association constate avec satisfaction qu’il existe à Bordeaux, en Gironde, en Aquitaine et ailleurs en France, de nombreux responsables publics – en particulier politiques – qui ne réduisent pas la réflexion sur le « Colbert » à des considérations simplistes et à des propositions témoignant d’une étonnante légèreté, par exemple quant aux conditions techniques et financières d’une éventuelle déconstruction du croiseur en Gironde. Il faut ainsi souligner que le départ du « Colbert » coûterait bien plus cher que la remise à niveau  immédiate de son entretien en vue d’une exploitation ultérieure dans des conditions économiques  intégrant sa maintenance régulière.

   Ayant elle-même tiré avec résolution et réalisme les leçons positives aussi bien que négatives d’une expérience de 13 années d’exploitation – 750 000 visiteurs payants et une absence totale de subvention de fonctionnement par la puissance publique – par les sociétés sous- concessionnaires successives, elle se tient à la disposition de tous ceux qui souhaitent que se développent, en particulier vers le nord de Bordeaux et de la Communauté Urbaine, les signes d’une « porte océane » digne du passé et de l’avenir de notre ville.

   Il n’est pas trop tard pour sauver de nouveau le « Colbert » et réveiller la mémoire vivante et attractive d’une cité qui mérite autre chose que des quais maritimes déchus et impersonnels, à la reconversion économique difficile en dépit de la mobilisation de budgets publics dont la sauvegarde d’un élément patrimonial unique ne représenterait qu’une très faible fraction.

Communiqué adopté à l’unanimité du Conseil d’Administration extraordinaire de l’Association, réuni à bord du « Colbert » le 8 juillet 2006.


CROISEUR « COLBERT ». -- Michèle Alliot-Marie, ministre de la Défense, sonne le glas du seul bateau-musée de Bordeaux      Il partira en juin 2007: Denis Lherm 

   C'est désormais officiel, le croiseur « Colbert » va quitter Bordeaux. La confirmation est tombée hier, via un courrier signé Michèle Alliot-Marie, ministre de la Défense, et adressé à Hugues Martin, député-maire de Bordeaux. 
« Je suis consciente que l'avenir de ce bâtiment est un sujet d'importance pour la municipalité de Bordeaux et pour l'image des armées. J'ai donc décidé de ne pas renouveler la concession de service public qui lie l'Etat à l'association Les Amis du "Colbert" », écrit notamment la ministre. 
   Cette dernière ajoute qu'elle a demandé une expertise technique à la Marine nationale, « pour garantir l'appareillage du bâtiment dans de bonnes conditions » et que « le "Colbert" nécessitera vraisemblablement quelques travaux » avant de reprendre la mer. 
   En réalité, cette expertise a déjà eu lieu. Un équipage spécialisé est en effet monté à bord il y a une dizaine de jours.  Il aurait conclu que l'état de santé est plus satisfaisant que prévu. Le « Colbert » n'aura ainsi pas besoin de « passeport vert », procédure garantissant qu'un navire peut être déplacé sans risque pour l'environnement. 
   Par ailleurs, le bateau-musée prendra bien la direction du Finistère, mais pas celle de Brest. Il finira en effet ses jours à Landévennec, commune des bords de l'Aulne, une rivière qui se jette dans la rade de Brest. Cette commune dispose d'un cimetière de bateaux militaires, où le « Colbert » rejoindra quatre autres pensionnaires. 

   Un souhait de Juppé. Michèle Alliot-Marie indique par ailleurs que le navire quittera Bordeaux « d'ici à la fin de l'été 2007 ». En fait, on peut penser qu'il partira avant ce terme, à en croire les informations données par la préfecture maritime de Brest. Cette dernière explique que le remorquage ayant lieu « en eaux resserrées » lors de la remontée de la Gironde, il doit se faire en plein jour et avec 12 heures de lumière naturelle. Soit aux environs du solstice d'été, le 21 juin. Par une curieuse ironie, le bateau-musée quitterait donc le port de la Lune au moment de la Fête du fleuve... 
   La ministre termine son courrier par une phrase plus étonnante : « Ainsi, les projets d'aménagement des quais de Bordeaux ne devraient plus être contraints par la présence de l'ex-"Colbert", comme l'avait souhaité Alain Juppé dans un courrier adressé au chef d'état-major de la marine en 2003. » 
   Or, pas plus avant son exil au Canada que depuis son retour à Bordeaux, en juillet dernier, Alain Juppé n'a jamais évoqué cette démarche. Il aurait ainsi laissé se développer la polémique sur la présence du navire, sans prendre position, alors qu'il avait demandé le départ du « Colbert » depuis trois ans. Officiellement, en effet, selon la mairie, les démarches auprès du ministère de la Défense pour obtenir l'enlèvement du bateau-musée ne remontent qu'à l'été dernier, et elles émanent du seul maire actuel, Hugues Martin... 


 Fermeture ordonnée par le Maire de Bordeaux le 2 octobre 2006.

* A lire :  l'histoire du musée C.L.M. Colbert     

* A lire : Un dernier mot   


 
La photo. départ en vue vers brest (17 avril 2007)
Les premières opérations d’allègement de la structure du Colbert ont débuté hier. Le mât principal du croiseur, d’une hauteur de 18 mètres, a été retiré pour qu’il puisse franchir le pont d’Aquitaine avant de rejoindre Brest. Le 29 mai, le Colbert devrait quitter définitivement les quais bordelais pour subir des travaux dans le port de Brest, avant de finir au cimetière marin de Landévennec (Finistère), où il servira jusqu ’ en 2011 de réservoir de pièces de rechanges pour les bateaux de sa génération. (Photo AFP) 


   


BORDEAUX (AFP) - 31/05/2007
   Le Colbert, un navire-musée amarré depuis quatorze ans le long des quais de la Garonne, a quitté Bordeaux jeudi matin à 07H10, à destination d'un cimetière marin près de Brest.
   Sous un temps maussade, le croiseur, long de 181 m et qui ne dispose plus de propulsion, s'est éloigné des quais escorté par trois remorqueurs, qui doivent notamment l'accompagner dans le délicat passage de l'estuaire de la Gironde.
   L'un des remorqueurs, venu de Marseille, a tiré trois coups brefs pour signaler le départ en marche arrière du navire, devant plusieurs dizaines de badauds massés sur les quais.
   "Pour nous, c'est un peu comme un condamné qui s'en va vers l'échaffaud, il n'y a pas de sursis", a regretté le secrétaire général adjoint de l'association des Amis du Colbert, Philippe Eyquem, estimant qu'en France, aucun effort n'est fait pour la conservation du patrimoine maritime. Il s'exprimait devant la presse à bord d'un bateau de promenade réservé par l'association pour assister au départ du Colbert.
   Remorqué à l'avant et à l'arrière, le Colbert a ensuite effectué un demi-tour avant de franchir le pont d'Aquitaine. Le bateau devrait arriver en pleine mer vers 20H00.
   "C'est parti, pilote!", pouvait-on entendre sur la radio Canal 12, le bateau de promenade s'étant branché sur le trafic radio des remorqueurs.
   Sur les quais, quelques opposants au Colbert, parmi lesquels des élus Verts et une fanfare, étaient rassemblés pour saluer le départ du bateau.
   Le ministre de l'Ecologie et maire de Bordeaux Alain Juppé était présent sur les quais pour assister au départ du Colbert, a-t-on appris auprès de la mairie.
   Après une étape au port de Brest, où il est attendu le 4 juin, le Colbert devait rejoindre le cimetière marin de Landevennec (Finistère). 
   En attendant une solution pour son démantèlement, la coque servira de réserve de pièces détachées pour le porte-hélicoptères Jeanne d'Arc jusqu'à son retrait du service actif en 2010.
   Du nom du ministre de la Marine de Louis XIV, Jean-Baptiste Colbert, le navire, essentiellement destiné à la lutte anti-aérienne, fut le premier grand bâtiment de combat de la Marine nationale française construit après la deuxième guerre mondiale, de 1953 à 1956.
   Critiquée depuis de nombreuses années par des associations locales, la mairie avait réclamé son départ en soulignant l'état de délabrement du croiseur, ainsi que la baisse de fréquentation du musée et les difficultés financières de ses exploitants.


AVURNAV (3 juin 2007)

S ET 1615 LOC POUR LE LENDEMAIN, DIFFUSION SUR VHF MARINE CANAUX 6 ET 10.

NNNN

ZCZC EL10
010848 UTC JUN 07
YEU - ABORDS DE BELLE-ILE TIRS EN ZONE ' D 13B/D 13C '(CARTE 6990Z) DELIMITEE PAR
47-23,0N 003-23,0W/ 47-24,5N 003-18,5W/ 47-14,0N 003-08,0W ET 47-10,0N 003-22,0W
- 06 JUN: 0900 A 1400 UTC

NNNN

ZCZC EL07
291643 UTC MAY 07
ROCHEBONNE - PLATEAU DE ROCHEBONNE BOUEE N-E (LFCA 70970) 46-12.638N 002-25.078W,
DISPARUE DE SES MARQUES (REF AVURNAV BREST 308 M 184)

NNNN

ZCZC EL02
271241 UTC MAY 07
PAZENN
VOILIER DE 6,5 METRES ROUGE ABANDONNE EN DERIVE PSN: 47 34N
- 00602W AVEC LE NUMERO 665 SUR LA COQUE LE 270930Z MAY
ANNULER CE MSG LE 291000Z MAI

NNNN


ZCZC EL14
011242 UTC JUN 07
IROISE
TIRS D'ARTILLERIE DANS LA ZONE ' R 157 ' (CARTE 7066Z) DELIMITEE PAR
48-21N 005-20W / 48-21N 004-53W / 48-05N 004-53W / 48-05N 005-20W
- 05 JUN : 1930 A 2100 UTC

NNNN

ZCZC EL09
301640 UTC MAY 07
IROISE - YEU - ROCHEBONNE
OPERATIONS DE REMORQUAGE PAR 'ARGONAUTE' DE BORDEAUX A BREST A PARTIR DU 310600 UTC MAI
PAR DECISION DU PREFET MARITIME (ARRETE NR 2007/23): DURANT LE TRANSIT DANS LES EAUX FRANCAISE LA NAVIGATION ET LES ACTIVITEES NAUTIQUES SONT INTERDITES DANS UN RAYON DE 300 METRES CENTRE SUR LE CONVOI.
PRENDRE UN LARGE TOUR


NNNN

ZCZC EL13
011242 UTC JUN 07
ROCHEBONNE 
TIRS EN ' D 16A ' (CARTE 6990Z)
DANS UN RAYON DE 15 MILLES CENTRE SUR 46-09'35N 004-46'32W
- 05 JUN: 1630 A 1930 UTC


* Le départ du Colbert de Bordeaux filmé par  et
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  Publié le 01-06-2007 07:52 Parti presque dans l’indifférence
L’adieu du croiseur Colbert, hier matin, n’a pas été fêté


   “Il y a quelque chose de joli qui est en train de se construire sur ces quais. Je suis bien contente que cette verrue s’en aille”, lâche Marie, née à Bordeaux il y a vingt-quatre ans. “Bouh ! ça fait
drôle quand même. Où est-ce qu’on va se donner rendez-vous maintenant ? Au skate-park, près des hangars ?” se demande Sany, son amie trentenaire, au moment où le bateau-musée et ses remorqueurs passent le coude du Port de la lune, sans aucune cérémonie.
   Les deux amies s’étaient extirpées du lit après quelques petites heures de sommeil pour assister au départ du croiseur. Quelque 200 curieux se sont amassés pendant une heure au pied d’un géant des mers qui a plus
   souvent servi de faire-valoir diplomatique que de navire de guerre. “Quand même ! C’est après avoir traversé l’Atlantique à son bord que le général de Gaule a prononcé son célèbre ‘Vive le Québec libre’ !” s’est écrié Gérard, sexagénaire bordelais posté à deux pas du muret, sur lequel les deux jeunes filles petit déjeunaient en regardant le “spectacle”. “Reste a espérer qu’il ne coule pas en route”, s’est amusée Marie. Pensée prémonitoire : hier à midi, le Colbert s’est fiché, quelques heures durant, sur un banc de sable dans le Médoc. 

- Un long périple
Arrivé en 1993 à Bordeaux, après une tentative de reconversion en musée-guinguette, le Colbert finira sa vie à Landévennec, dans le Finistère. Il arrivera fin juin dans une boucle du fleuve Aulne, afin que puissent être prélevées des pièces pour un navire de même génération, le Jeanne-d’Arc. Il devrait commencer a être préparé dès lundi, sur les chantiers navals de Brest.


 

 

* LeColbert à Brest (4 juin 2007) :                       


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* Site web :     Le C.L.M. Colbert         Les Amis du C.L.M. Colbert                        Fermé  


 

Musées flottants

 

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Musée du porte-avions USS Lexington CV-16. (1943 - 1991)
Musée du porte-avions USS Midway CV-41. (1945 - 1991)
Musée du cuirassé USS New Jersey BB-63. (1943 - 1991)
Musée du cuirassé USS Missouri BB-62. (1944 - 1992)
Musée du porte-avions USS America CV-66. (1965 - 1996)
Musée du destroyer USS Joseph P. Kennedy DD-850. (1945 - 1973)
Musée du destroyer USS Conolly DD-850. (1978 - 1998)

Dernière modification le: mercredi 26 décembre 2007